Extraits du carnet de bord

La rubrique est suffisamment explicite comme ça, non ?

En Argentine

« A la gare du Coteau, Nathan, en larmes sur le quai, nous arrache une petite larme. Un « au revoir » sur un quai de gare, c’est quand même plus émouvant qu’ailleurs ».

 

« Comme prévu on retrouve Julien, steward Air France qui va nous soigner pendant tout le trajet : ça  commence par une coupe de champagne de bienvenue (en nous souhaitant un « joyeux anniversaire », pour ne pas rendre jaloux nos voisins ! »)

 

« Durant tout le trajet, les petits ont été nickels, sauf Titouan qui nous a fait une grosse crise de somnambulisme dans le car entre Montevideo et Colonia, sous le regard inquiet du chauffeur ! »

 

« On est marqué par le contexte social très tendu (à BA) : présence policière renforcée , barrières anti-émeutes, façades de banques dégradées , nombreux tags vindicatifs … Visiblement l'inflation de ces dernières années a fait des dégâts ».

 

« Je cherche des T.shirts et une ceinture que j’ai oubliés,  ou plutôt qui sont dans le camping-car. 2 semaines avec un seul T.shirt et un jean qui tombe, c’est limite ».

 

« En longeant une rue du port, très vite un SDF puis une vieille dame nous demandent de changer de rue car nous arrivons dans une zone de non-droit dangereuse ».

 

Dans le cockpit, avec l'aide de Julien !

Ambiance...


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  • #3

    Greg (mercredi, 24 août 2016 13:50)

    Une première semaine "totale"... pouvoir entrer dans un cockpit c'est exceptionnel, découvrir qu'il faut payer plus pour voyage moins ça fait chier, découvrir le "climat" d'un pays ça surprend, et imaginer Ben avec un T-Shirt qui pue et le jean qui tombe ça fait rire !
    Profitez bien les amis !!

  • #2

    Les stephf's (mardi, 23 août 2016 10:08)

    Waouh la classe!
    Voilà comment peuvent naître des vocations....

  • #1

    Nathan (lundi, 22 août 2016 22:00)

    J'aurais bien aimé voir comment on pilotait un avion et être dans le cockpit moi aussi !
    Bisous les copains

En Uruguay

"Dès qu'ils savent que l'on est français, les gérants (d'un parking) nous demandent aussitôt pourquoi il y a des attentats en France."

 

"Buenos Aires nous laisse plusieurs impressions : c'est une ville qui oscille entre son côté "Amérique latine" et son côté européen. Certains quartiers, certaines ambiances nous font penser à Paris"

 

"L'arrivée à Colonia de Sacramento est presque un choc : calme et sérénité. C'est silencieux, et les voitures s'arrêtent pour nous laisser passer !"

 

"Titouan essaie de répondre aux questions d'une maman : "Me llamo Titouan". C'est tout pour l'instant."

Petits plaisirs

"Hier nous avons reçu un chouette message de Greg qui citait en pensant à nous le groupe stéphanois de la Dub Inc, dans la chanson "Grand Périple" : "On n'a qu'une seule vie et chaque instant mérite, qu'on puisse l'apprécier sans même penser à la suite".

 Grand Périple  (cliquer pour le lien !)

 

 "Rossana (à qui nous louons l'appartement de Montevideo) a écrit à notre attention ce message sur le mur de la cuisine : "Es mejor pederse que nunca embarcar"

 

"Vu dans un resto aujourd'hui : "El amor esta en el aire, se siente la primavera" Ah oui, c'est vrai, c'est bientôt le printemps !"

 

Commentaires : 3
  • #3

    Cec' (jeudi, 01 septembre 2016 14:01)

    Ben mince j'ai pas répondu dans la bonne rubrique !!
    Bon je fais un copier -coller :

    AAAAaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhh !!

    "Il vaut mieux se perdre que de ne jamais embarquer" ... mais si ca y est !!!!! J'ai compris !!!

    Whhhaaaaaoooo !!

    Allez, marquez lui " il faut toujours viser le soleil car même en cas d'échec on atterrit dans les étoiles " ... elle va kiffer !!!

    Vous pouvez même lui donner mon number phone si elle veut me rencontrer ;) sinon avouez-lui que c'est d'Oscar Wild ;)

    Et maintenant j'arrête d'envahir votre mur et retourne au boulot parce-que là ca sent vraiment l'instit qui n'a pas de classe à la rentrée ... ;)

    Love !!

  • #2

    Cec' (jeudi, 01 septembre 2016 13:52)

    Euh ... c'est possible d'avoir les traductions ?!

    Pr le premier je comprends " il est mieux de se perdre que de ne jamais embarquer" ... bof, ça doit pas être ça ! Ou alors votre Rossana évolue dans des sphères très hétériques !

    Par contre le coup de l'amour dans l'air avec le printemps qui arrive ... ça c'est un langage universel ... ;)

    Nous on est plutôt en mode " au mois de septembre, le feignant peut aller se pendre" ... ben ouais on sent que l'été est dernier nous quoi !

    Allez, je vous souhaite un dédouanage rapidos mais je suis sure qu'Orel va les impressionner avec ses épaules de gymnaste, ils vont pas faire les malins longtemps les douaniers hé hé !!

  • #1

    Joannin (jeudi, 01 septembre 2016 08:30)

    bravo TITOUAN !!!!!! pour tes débuts en espagnol.


Derniers jours en Uruguay


"On continue l'école. Les enfants adorent ça" (05/09)

"On se promène aujourd'hui avec plaisir en maillot de bain. Hier, on avait les bonnets et les écharpes..." (08/09)

"On comprend bien le guide ce matin. Parce qu'on a déjà progressé ? Ou parce qu'il articule davantage ?" (09/09)

 

En panne sur la RN14... ou comment être sauvé par une orange

"Mélange d'émotions aujourd'hui : peur, puis soulagement et fierté : tout le monde a bien réagi et a su se montrer patient malgré la grosse galère. Colère enfin, contre mon erreur lors de la remontée des roues..."

 

(Je retourne chercher les roues au bord de la route (2x2 voies) avec le père du mécano. Je vais passer la matinée complète avec lui)

"En plus le père me parle beaucoup, et il fait partie des argentins qui ne font aucun effort d'articulation..."

"Il fait chaud, on ne trouve pas la 2° roue. Ca sent l'abandon... Je retrouve le père qui transpire à grosses gouttes. On fait une pause dans nos recherches, il saute un barbelé pour chaparder quelques oranges dans un verger visiblement abandonné... La roue est là, dans le verger..."

"Inutile de dire que l'on s'arrête pour resserrer nos roues au bout de quelques kilomètres..." (après la réparation)

Quelques extraits du Paraguay

 

« On est surpris par la présence de nombreux fonctionnaires visiblement inactifs et de policiers « surarmés » dans chaque espace public. Par exemple, pour rentrer dans un parc au bord d’un lac avec tables de pique-nique, c’est 4 policiers (pistolets et fusils à pompes), contrôle des passeports (ou des cartes d’identité pour les locaux), et encore un fonctionnaire dans un bureau… ? »

 

« Titouan, qui a mis son réveil à 6h15 pour voir les singes, en aperçoit effectivement 2 au réveil »

 

« Les routes sont « polluées » par de très nombreuses publicités vantant les bienfaits des engrais, insecticides, fongicides et OGM. On avait déjà remarqué ça en Argentine et en Uruguay, mais là c’est beaucoup plus. » (Comme on ne peut pas se passer de légumes pendant 1 an, voici le résultat sur la salade que tient Maïa… Nos petits producteurs du marché de Charlieu vont nous manquer…)

 

Comment exploiter nos enfants…

 

Lors des contrôles de police, nombreux en Argentine. On n’est jamais très fiers. Nous avons lu de nombreux récits de voyageurs escroqués plus ou moins fortement par les policiers. Nous avons donc mis au point un rituel pour que tout se passe bien. Pour l’instant, ça marche. Même si on senti par 2 fois qu’on était « limite », les policiers sont bien souvent très sympas et avant tout bien curieux de nous voir.

 

Et le rituel ?

 

1 / on enlève nos lunettes de soleil (contact visuel)

 

2 / on cache la tablette GPS (signe de richesse)

 

3 / On est sympa !

 

4 / On parle un peu espagnol, mais pas trop ! (pour les points 3 et 4, on n’a pas trop besoin de se forcer)

 

5 / Si on sent que ça pinaille, on sort notre botte secrète : on fait venir devant Maïa ou Lily avec des grands sourires ! Imparable !

 

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  • #2

    joannin martine (mercredi, 05 octobre 2016 16:27)

    Bravo les filles !!!
    je me souviens que lorsque je travaillais, tous les expatriés de retour de mission disaient que voyager avec des enfants, c'est le meilleur sésame.
    Bisous à tous
    Martine

  • #1

    grand ben (samedi, 01 octobre 2016 18:50)

    ESCLAVAGISTES !!!

En Argentine

"Nous sommes littéralement au milieu des dunes de sable pendant 10 ou 15 km, au bord de la mer. On essaie de faire les fous à pied sur l'une d'elles, mais le vent nous fouette littéralement" (03/10)

"Locoloco nous emmène sans encombre sur une piste boueuse et glissante au possible. Ca chasse dans tous les sens, mais ça passe..." (04/10)

"Couché au son du chant des baleines" (04/10)

"Réveil plein d'espoir, malheureusement, pas une baleine à l'horizon" (05/10)

"Nous manquons d'écraser un petit serpent. En fait, tout le monde lui passe dessus, sauf Lily, qui me dit calmement, sans aucune peur : "il y a un serpent" (05/10)

"On se paiera même un barbecue sur la plage, avec baleines à quelques mètres de nous... Le top !" (08/10)

"On s'aperçoit que des "cuys" (cochon d'inde) ont élu domicile sous notre capot. Quelques fils électriques sont grignotés (heureusement sans dégât)  et quelques restes de nourriture sont retrouvés dans le moteur...  Mangés par les "cuys"... (09/10)

"Grosse corvée ce matin : retirer de l'argent... Beaucoup de banques n'ont plus d'argent dans les distributeurs, ceux qui en ont sont pris d'assaut... Il y a d'immenses files de personnes dans la rue, dans les banques... Après plusieurs essais dans 4 banques différentes, la 5° sera la bonne... Le système bancaire, ici, actuellement, c'est très compliqué... (11/10)

Maggie Thatcher

Voilà ce qu'on peut lire un peu partout en Argentine, à chaque passage de frontière notamment... (Je parle des iles Malouines, pas des promos sur les fraises...)

Les iles Malouines (ou Falkland) sont bien anglaises, depuis un conflit armé violent, contre Margareth Thatcher dans les années 80. Les argentins n'ont toujours pas avalé la pilule et continuent de revendiquer ces territoires...

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  • #1

    Evelyne (mercredi, 12 octobre 2016 20:34)

    Hé les cuys ça se mange ! D'ailleurs c'est pas mauvais ça a le goût de poulet !

Petits messages

Chaque semaine, nous découvrons avec beaucoup de bonheur un petit message de nos amis et famille (encore merci à Marion pour cette belle idée). Ces petits mots nous font sourire, pleurer... et parfois nous lancent des petits défis ! Promis, on réfléchit, vous tiendra au courant !

 

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  • #1

    Val et ju (lundi, 17 octobre 2016 20:03)

    On veut bien être au courant des défis...

Divers, en Argentine...

 

« On a traversé l’Argentine d’est en ouest, dans de superbes paysages qui font penser aux westerns » (16/10)

 

« Un renard vient à nouveau nous tenir compagnie » (17/10)

 

« On se croirait plutôt au Canada ici. Bien sûr, on n’y a jamais mis les pieds ! » (18/10)

 

« Ce soir encore, le bivouac est magnifique : montagnes, lac et barbecue… et tranquillité bien sûr » (19/10)

 

« On a un peu honte de voir que nos hôtes connaissent plein de choses sur la France, sont renseignés sur l’actualité européenne, sur la politique française (incroyable !)… que sait-on en France de l’actualité sud-américaine ? » (22/10)

 

2 exemples récents montrant que les argentins sont sympas

"Un argentin sympa, me voyant m'affairer avec mon feu me donne d'énormes braises, et me paie même une bière avec" (23/10)

"Mauri et Carla sont juste à côté de nous avec un petit combi Mitsubishi. Ils me proposent d'utiliser leur kayak. Nous faisons des petits tours sur le lac à tour de rôle" (27/10)

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Passage de douane... dans la peau d'un contrebandier

Les douaniers chiliens ont la réputation d'être stricts : aucun produit frais (légumes, fruits, viande, même cuite), aucun produit d'origine animale (œuf...), aucun bout de bois non-traité ne peut franchir la douane. Il faut tout déclarer, les produits sont confisqués, sous peine d'amende élevée... Nous avons trouvé la solution : on va être réglo : la veille au soir, en Argentine, on "se gave" littéralement de nos derniers aliments "suspects". On finit même ça au  petit déjeuner (viande, œufs au plat...) On ne laissera rien aux douaniers, sauf un oignon et une fin d'ail !

Effectivement, 2 douaniers rentrent dans Locoloco, lampe de poche et gants en latex : on se croirait dans un film. On s'en fiche, on est serein... jusqu'à ce qu'ils nous demandent si on a du miel... M... le miel (bah oui, d'origine animale : on ne pensait pas mettre en danger le Chili avec notre kilo de miel argentin...)

Après une longue hésitation (trop longue pour être honnête), on répond que non, on n'a pas de miel. C'est horrible, ni Aurélie, ni moi, on ne sait mentir... Ca se voit forcément... Ils vont tomber sur le pot de miel... Quel frisson pour 500 grammes de miel, finalement non découverts...

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  • #1

    mémé (dimanche, 06 novembre 2016 21:46)

    qui eu cru que 500 gr de miel pouvait donner autant de frissons??? étonnée de voir que vous avez le gout du risque...les douaniers devaient être aussi naïfs que moi ,ou perspicaces comme pépé ,et gentils.(comme pépé).je ne demande pas aux enfants qu'est ce qu'ils pensent de leur parents qui disent des mensonges!!!!
    bizes
    mémé

Après l'été... vient le printemps

Cette fois, le printemps est vraiment installé : même avec ses giboulées du mois de novembre !

Premières impressions du Chili

"Ici, c'est joli : "Que lindo ! Que hermoso ! Que Rico !" Les mots ne manquent pas pour dire la beauté des lieux visités : les argentins, les chiliens, en raffolent et en abusent" (01/11)

 

"Le pompiste essaie de m'entourlouper bien comme il faut... C'est la 1°fois que cela nous arrive, et il faut dire que pour l'instant, on trouve les chiliens bien plus froids et moins sympas que les uruguayens, paraguayens ou argentins... Ils sont peut-être simplement plus européens ?" (02/11)

 

(Dans le parc Conguillio) "Pique nique au sommet avec vue sur le volcan, et vol de condor sur notre tête ! Superbe ! A priori dans le top 3 des plus beaux pique-nique de notre vie ! (On ne saurait pas dire quels sont les 1 et 2...)" (04/11)

 

"Lily, qui lance des grands "Hola" à tous les gens que l'on croise est sûre d'elle : "les gens me répondent et me sourient parce que je suis trop jolie..." (04/11)

On pense à vous !

Une petite vidéo pour vous montrer qu'on ne vous oublie pas...  C'était un défi de nos petits papiers !

Divers...

(Sur le port de Constitucion, en obsevrant les marins) " Quand elle sera grande, Maïa nous dit qu'elle voudrait être marin... avant que je lui montre qu'ils sont chaudement habillés, trempés, couverts de sel et d'écailles de poisson, la peau mangée par le soleil et le sel..." (07/11)

 

(Vu au Chili) "Vu ce matin un hélicoptère pulvérisant des produits sur un verger, où travaille un "paysan" avec combinaison et masque à gaz... puis quelques kilomètres plus loin, un paysan labourant son champ à l'aide d'un cheval..." (09/11)

 

"Nous profitons avec Titouan d'une vraie douche chaude dans la station. Quel plaisir après 2 mois de "douchettes" dans Locoloco !" (10/11)

 

"Le paysage est aride et coloré.  En plus, on voit la lune qui flirte avec les collines,  comme sur les fonds d'écrans pré-enregistrés des ordinateurs." (11/11)

 

"Goûter avec vue sur 2 guanacos qui nous observent pendant de longues minutes" (12/11)

 

(Dans l'observatoire) " On se marre bien en voyant un physicien qui travaille ici : crâne dégarni,  grande barbe, lunettes, air dans la lune (sans un regard pour nous), grand et voûté : il paraît issu d'une BD de Tintin" (13/11)

 

"Dans ce petit centre d'interprétation,  de nombreux fossiles et os de dinosaures retrouvés ici sont conservés.  C'est impressionnant de voir ces os vieux de 200 millions d'années,  là,  sous nos yeux" (14/11)

 

"Nous avançons à pied dans le lit asséché du Rio Talampaya. Difficile à imaginer, alors qu'il n'a pas plu depuis 8 mois ici, qu'en été,  l'eau peut monter de presque 1 mètre,  pendant 5 heures, puis s'assécher complètement à nouveau "(16/11)

 

"Nous avons passé aujourd'hui notre 10 000 ème kilomètre,  après exactement 3 mois que nous avons quitté la maison " (16/11)

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  • #1

    Gaelle (mardi, 22 novembre 2016 20:48)

    On vous envoie pleins de bisous de St Denis ou il a plu toute la journée!!!!!

On n'a jamais si bien écouté Manu Chao !!!

Parce que certaines chansons s'écoutent mieux dans certains paysages !

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Encore en Argentine, puis encore au Chili

(Sur la place du village de Villa Union) "Titouan se fait un copain, Raul, avec qui il joue au foot. Titouan parvient mieux à parler : son nom, son âge, sa maison en France, quelques règles pour jouer ensemble... " (17/11)

 

"Terre rouge, cactus en fleurs, canyons : nous sommes sur la route 40, avec l'image que l'on s'en fait" (18/11)

 

"Les thermes sont aussi des lieux de rencontre : hier nous avons discuté longuement avec des argentins. Ce matin avec des canadiens" (19/11)

 

(Passage de douane) "Dernier repas pour finir nos légumes : cette fois, nous n'avons rien à cacher!" (20/11)

 

(En arrivant au Chili) "On s'étonne qu'ici les villes semblent faites de bric et de brac, des détritus jonchent la plage (vieilles carcasses de voitures...) : ici, en 2015, une immense rivière descendue de la montagne, en crue, à tout emporté sur son passage... Si la sirène sonne 5 fois, c'est soit un tsunami, soit une rivière en crue. Dans tous les cas, il faut fuir ! On ne pourrait vivre avec ces épées de Damoclès en permanence sur nos têtes" (20/11)

 

(Au Chili, en discutant avec une famille sur la plage) "Ils nous donnent un plein saladier de poissons grillés pêchés le jour même, et on dormira au son des vagues, qui, elles, ne sont pas polluées" (20/11)

 

"Un pêcheur vide les poissons directement sur la plage. Les viscères sont jetées directement aux goélands et aux pélicans. Forcément, c'est un peu la guerre ! Les pélicans ont presque toujours le dernier mot. (23/11)

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  • #1

    Val et ju (dimanche, 27 novembre 2016 13:29)

    C'est sûrement plus compliqué de poster des vidéos mais on est trop fan!!!! Autant celles des pélicans que Lily (et Ben) qui dansent!

Encore des pubs

Rappelez-vous, au Paraguay, il y avait d'énormes pubs pour les OGM, insecticides...

Au nord du Chili, on rentre dans le désert d'Atacama, et là, il n'y a plus que des mines (de cuivre principalement). La route est super monotone (lignes droites, désert, vent et camions). On a vu garé quelques engins de chantiers d'une taille monstrueuse, des panneaux routiers indiquant que la route était interdite aux engins de plus de 8 mètres de haut, ou 4 mètres de large !(si, si)

Et les pubs au bord de route qui vont avec...

A San Pedro de Atacama

(Nous avons dormi dans un tout petit village, Rio Grande, un peu perdu, de 54 habitants) "Au réveil, une mamie nous guette, car elle veut profiter de notre véhicule pour qu'on la ramène sur la grande route (à 36 km d'ici). Elle fera ensuite du stop ou attendra un bus jusqu'à Calama (60 km), puis prendra un autre bus pour Chacana (30 km) où elle doit se rendre. Elle retournera ensuite à Calama où elle dormira, avant de rentrer le lendemain soir jusqu'à Rio Grande... 240 km aller-retour, 2 jours de voyage." (26/11)

 

"Avant de partir à 22h30 à la "soirée étoiles", je suis obligé de réveiller un saoulard endormi sur le capot de Locoloco... C'est samedi soir..." (26/11)

 

"Nous voulons dormir à 4200m, au bord d'une lagune avec vigognes, flamants roses, et volcans en toile de fond. Le problème, c'est que ça ne va plus pour moi : mal de tête, diarrhée et vomissements... Il faut redescendre. Comme par magie, à 3300m, tout va bien..."(28/11)

 

"Tous les colombiens que nous rencontrons sont hyper sympas. Comme dit Luca, un colombien, donc : "Nous savons que notre pays a mauvaise réputation, mais nous savons que le seul risque, c'est de ne jamais vouloir quitter la Colombie !" Il est vrai que de nombreux voyageurs ont un réel coup de cœur pour ce pays." (01/12)

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  • #2

    Estelle & Seb (mardi, 13 décembre 2016 21:29)

    Ben et l'altitude !!! Une grande histoire !

  • #1

    Estelle & Seb (mardi, 13 décembre 2016 21:27)

    Et votre "soirée étoiles", vous l'avez faites où ? Chez le gars qui tient un gite à la sortie de San Pedro ?

Savez-vous quelles sont nos phrases préférées ?

Nous nous sommes rendus compte que nous avions tendance à répéter les mêmes phrases, de façon quasi-quotidienne... Les voici :

 

Benoit : "C'est quand même bien le goudron..." ou alors "Trop fort le mec qu'a inventé le goudron !" ou "Génial, du goudron !"

Aurélie : "T'as bien resserré les roues ?" ou encore "T'as bien fermé le gaz ?"

Titouan : "Ici, c'est pas comme une vraie école" ou "C'est plus facile de se concentrer à l'école..."

Maïa : " Est-ce qu'on peut manger dans un parc où il y a des jeux ?"

Lily : "Comment on dit "je peux avoir de l'eau ", "je peux avoir du pain".........  en espagnol ?" ou "on peut faire école ?"

 

Mais aussi :

Benoit : "T'as vu comme c'est beau ?" ou "C'est marteau !"

Aurélie : "On est dans des paysages de fous !"

Titouan : "Trop facile pour Locoloco !" (après les passages sur piste "un peu chaud !")

Maïa : A la question "qui vient se promener avec moi ?", Maïa répond toujours la première "MOI !"

Lily : "Hola, que tal, muchas gracias !"

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  • #1

    Bil (dimanche, 25 décembre 2016 12:02)

    le goudron c est bien mais méfie toi qu il n y ait pas trop de plumes avec !!
    sinon il n ya que Lily qui fait des efforts en espagnol ???

Derniers extraits d'Argentine

(Au nord de Salta) "On se croirait dans une réplique du village mexicain "des 7 mercenaires" : mêmes maisons blanches, mêmes cactus, même clocher" (11/12)

"Après 2 heures d'aridité, on oublie vite combien l'ombre d'un arbre est agréable. C'est ce qu'on appelle un plaisir simple ?" (12/12)

"En nous couchant, surprise : tout clignote dans les arbres autour de nous ! Ce sont des petits vers, comme des vers luisants, mais clignotants !" (13/12)

"En rentrant, grosse frayeur pour Maïa qui a vu un serpent sur le chemin et qui hurle à pleins poumons !" (19/12)

"On fait la course avec quelques guanacos, qui courent juste à côté du camion : victoire, Locoloco !" (19/12)

Et les premiers en Bolivie

"Maïa et Lily, toutes blondes avec leurs tresses collées sur la tête nous attirent la sympathie des gens : "que linda !" "que hermosa !" "que preciosa !" Une mamie dit même : "el papa tambien esta lindo !" (21/12)

"Petite frayeur lorsque le cheval de Titouan, qui ne veut visiblement pas arriver en dernier, part au trot pour prendre la tête du groupe, Titouan accroché aux rennes..." (21/12)

"Pour le prix de notre grosse pizza, on aurait eu... 10 assiettes copieuses sur le marché !" (22/12)

"Le pompiste me demande si je suis américain (US), car je ressemble à Brad Pitt ! Il faut dire qu'il a des lunettes hyper épaisses !" (24/12)

"Avant de partir du village, on m'invite à une partie de basket; C'est mon premier match depuis plus d'un an. Victoire facile. Il faut dire que je mesure au moins 20 cm de plus que le plus grand de mes adversaires !" (25/12)

(Après avoir trouvé un bivouac dans un village) "Une demi-heure plus tard, un villageois avec qui nous avons parlé plus tôt vient toquer au camion. Il nous conseille de bouger d'une centaine de mètres "au cas où". Si l'orage devient violent, la rue où nous sommes pourrait bien se transformer en rivière... Il nous parque, c'est le cas de le dire, dans un enclos hors du lit de la rivière, avec 6 lamas  !" (27/12)

(A Potosi) "La ville nous plaît, mais elle a un côté infernal, au sens propre du terme : on brûle, puis on se caille, il y a des fumées d'échappements qui nous prennent les poumons, trop de circulation, trop de bruit, des trottoirs trop petits." (29/12)

(Sur "el camino del Inca") "Les beaux chemins, avec superbes points de vue, et qui ont en plus une portée historique me passionnent toujours autant. J'imagine la petite fille "momie inca" du musée de Salta, sacrifiée vive, qui a certainement dû passer par ici il y a plus de 500 ans pour rejoindre Cusco" (01/01)

"A mi-chemin de notre randonnée, une belle rencontre : 6 femmes de 3 générations différentes sont en train de préparer de la chicha devant une salle des fêtes, en prévision d'une fête samedi prochain. Comme tous les boliviens, elles sont hyper sympas et souriantes. Bien sûr, on goûte, après avoir enlevé du bol qu'elles nous tendent des insectes et des petits bouts de plastique qui flottent à la surface..." (02/01)

"Faire le plein d'essence est parfois compliqué : il y a un prix "étranger", et il faut toujours négocier. Ici, (à Sucre), on est au comble de la bêtise. Aucune station ne veut nous servir, sauf en bidons... On est donc garé à 10 mètres de la station, on fait remplir nos 40 litres dans nos 2 bidons, et on transvide le tout dans Locoloco. J'essaie de leur expliquer que c'est ridicule (même plus que ça), et ils sont bien d'accord..." (03/01)

(Au petit-déjeuner) " Je m'enfile pour un prix dérisoire une énorme soupe de courge-patate-viande de 1 litre... Avec ça, je peux tenir jusqu'au repas du soir sans problème !" (05/01)

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  • #1

    mémé (mercredi, 11 janvier 2017 20:53)

    Je ne comprends pas la notation des remarques?(c'est une blague!!!!)

    en fait Ben ça fait presque 4 mois que je cherche...pour vos itinéraire je suis au top et c'est un régal de vous suivre,et même de vous précéder sur map. Mais avec les commentaires et vidéos, super . A +

On se demande bien pourquoi !

 

Parfois, j’explique aux boliviens (mais aussi aux chiliens, argentins, paraguayens) que je ne conduis jamais la nuit car je n’aime pas ça. On se demande bien pourquoi… ?

 

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  • #1

    laet (jeudi, 12 janvier 2017 09:38)

    Salut les copains, je vous souhaite une bonne année et vous dit un grand merci pour tous vos articles et photos ! C'est génial de vous suivre ! Coup de cœur pour vos photos dans le salar !
    Ici c'est moins fun, plus gris, heureusement il y a un débat de la primaire de la "gauche" ce soir...
    Je vous embrasse, prenez soin de vous !

Jour de lessive…

Ne trouvant pas de laverie, nous nous mettons à la lessive comme les boliviens, tous dans le rio. En même temps que nous, certains lavent leurs voitures et une dame sa laine de mouton…

 

Tout le monde se prend au jeu, c’est rigolo une fois en passant mais quand même…. Vive la machine à laver ! Le plus compliqué restera le sechage, au milieu du village, pas très classe et dans Locoloco … sans commentaire !

 

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  • #2

    gaelle (samedi, 04 février 2017 06:39)

    Coucou les copains.
    J'adore votre étendage à linge!
    Pas 1cm de perdu dans ce locoloco!
    Des bizez

  • #1

    martine (jeudi, 26 janvier 2017 23:13)

    allez mama Aurélia, frotte, frotte !!!!!!
    une vraie mère Denis !!!!!!
    Courage !
    Martine

Bolivie, côté forêt Amazonienne

« Les boliviens vers Santa Cruz (côté forêt) sont à la mode occidentale, et sont assez dédaigneux du reste de la Bolivie, et des « indigènes montagnards » particulièrement » (09/01)

 

 « Arriver à Mataracu (en forêt), c’est un peu l’aventure : on traverse le rio en barque, puis on attend un taxi (4x4) qui ne viendra pas car il s’est embourbé. Il faut en attendre un autre » (12/01)

 

« La tente est bonne, avec des moustiquaires, mais nous n’avons pas de matelas, seulement une couverture qui sent le diesel. C’est juste. » (12/01)

 

« Ici, les fruits coûtent 2 fois rien : 20 bananes, c’est 3 bols (40 centimes environ). Un jus de fruit frais, c’est 4 bols (60 centimes) » (14/01)

 

Au marché de Cochabamba, un des plus grands de Bolivie

 « Comme toujours, tous les vendeurs des mêmes choses se regroupent dans les mêmes allées. Ce sont donc des dizaines de vendeurs similaires côte à côte : allée des ébénistes, de l’informatique, des téléphones, des offrandes à la Pachamama, des bananes, des pommes de terre, des légumes, des quincaillers, des bouchers, des comedors, des jus de fruits, des sacs à dos, des cordonniers, des couturiers, des sous-vêtements, des maillots de foot, des jouets… et on n’a pas tout vu ! » (16/01)

 

« Une vendeuse nous explique ce principe d’offrandes à la Pachamama: ce sont surtout les paysans qui achètent avant les récoltes, mais aussi les gens qui achètent un terrain, construisent une maison. Impensable de bâtir sans enfouir un fœtus de lama ou de mouton (moins cher) ou de vigogne (plus cher) sous les fondations » (16/01)

 

A Torotoro

 « Encore une fois, notre guide n’est pas bien bon : à part imiter les cris des dinosaures lorsque l’on voit des traces (qu’il connaît grâce à Jurassic Parc), il ne sert pas à grand-chose… Heureusement, la balade est belle : traces de dinosaures pris dans la roche, ponts naturels en pierre, superbe mirador sur un canyon avec quelques perroquets, cascade et baignade » (18/01)

 

« On rencontre un groupe de femmes, assises sur une bâche, qui trient des grains de blé. Elles enlèvent des petites graines noires qui sont au milieu ». (21/01)

 

A propos des boliviens

Maïa : « Les boliviens sont propres, sauf leurs pieds » (c’est vrai qu’en marchant toujours en tong dans la poussière…)

 

Lily : « Ce sont des espagnols ».

 

Réponse : « Non, des boliviens ».

 

Lily : « Des boliviens espagnols, alors ». (Bah oui, puisqu’ils ne parlent pas bolivien…)

 

 

 

A Sajama

« Les enfants font une partie de foot très sympa avec les enfants du village (6 à 5 pour la France) » (23/01)

 

« Nous finirons la soirée au resto, ou plutôt dans l’épicerie du village où trône une table » (23/01)

 

« Nous allons tous ensemble vers la lagune où pêchent quelques flamants roses. Calme absolu, où nous dormirons, à plus de 4300 m d’altitude (24/01)

 

Commentaires : 1
  • #1

    martine. J (jeudi, 26 janvier 2017 23:16)

    c'est Lili qui prend la photo ????????

Derniers extraits de Bolivie !

 

(A La Paz)

 

« Pour venir, nous avons traversé le quartier chic de La Paz, avec des maisons énormes. Contraste saisissant avec les maisonnettes en briques pas fini, au milieu des ordures, sur le haut de la ville » (26/01)

 

« Ici, ils font les vidanges tous les 3000 km, 7000 maximum si l’huile est bonne, à cause de toutes les montées » (27/01)

 

« Dans ce marché, tout se vend en miniature (voitures, argent, maison, commerces, ordinateurs, panier garni, certificat d’examen, de naissance…) Les gens achètent ce qu’ils désirent, les font « bénir », en espérant que cela se réalisera… » (28/01)

 

« Tous les boliviens que l’on croise dans ce centre commercial sont à la mode occidentale, à part 2 dames, jupes et chapeaux ronds : rencontre de la tradition et de la modernité » (28/01)

 

 

« Nous avons un accrochage (avec la voiture de Fernando) avec un taxi. Après discussions au commissariat, le policier annonce quelque chose d’assez incroyable : « Allez dehors, vous avez 15 minutes pour trouver un arrangement, sinon on fait la procédure officielle… » Discussion pendant près de 2 heures sur le trottoir, devant le commissariat entre les 2 accidentés, qui, heureusement, sont plutôt calmes, mais tenaces. Les bagarres sont paraît-il fréquentes… » (31/01)

 

« En partant, on s’arrête à « l’hypermaxi ». Incroyable, on trouve un certain plaisir dans les rayons de ce supermarché, à acheter des produits qui nous ont manqué depuis 1 mois : café, céréales petit déjeuner pour les enfants, fromage, crème, thé à la menthe, beurre, conserves, sauce tomate… » (01/02)

 

« Nous traversons ainsi les quartiers populaires où la justice communautaire sévit : mannequins pendus à des lampadaires, phrases taguées sur les murs : « Les voleurs seront brûlés vifs ». Une fois encore, on se croit dans un western, mais pas pour les paysages cette fois » (01/02)

 

(Sur « La route de la mort »)

 

« Plus de 200 morts en moyenne par an lorsque la route était utilisée par les camions (jusqu’en 1995). 1 mort par an en moyenne les 20 dernières années. La dernière victime est une touriste française, à vélo, il y a 2 ans… »

 

« En haut, les sommets, où l’herbe pousse difficilement, en bas la forêt luxuriante. Tout ça en 62 kilomètres ».

 

 

(A Sorata)

 

« Les paysans que l’on rencontre sont super sympas, discutent… On avait le souvenir des paysans équatoriens, froids et distants. Est-ce grâce à nos enfants que les barrières tombent ? Il est vrai aussi que l’on parle beaucoup mieux espagnol. » (02/02)

 

« A notre goût, le chauffeur de taxi qui nous emmène au départ de la rando monte bien assez vite : l’erreur de trajectoire, comme souvent ici, serait fatale » (03/02)

 

« Dans chaque petit village traversé, chaque maison est cerclée non pas de pelouse, mais de maïs » (03/02)

 

 

(A Copacabana)

 

(Sur le bac) « Le pilote me rassure : les accidents n’ont pas lieu au milieu du lac, mais au départ ou à l’arrivée, si les barges se percutent, ce qui est rare. Il est vrai qu’ils savent conduire : les barges nous frôlent à quelques dizaines de centimètres, sans jamais nous toucher… » (05/02)

 

« Comme le veut la tradition, on fleurit Locoloco, puis on attend une bonne sœur qui vient bénir les véhicules, en l’aspergeant copieusement d’eau bénite. On ne craint plus rien ! 5 minutes plus tard, on découvre que le miniscule « pète » que l’on avait depuis des milliers de kilomètres sur notre pare-brise, s’est transformé en fissure… Mais il y a quoi, dans l'eau bénite ?! » (05/02)

 

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Une journée-type ?

Voilà plusieurs fois que l'on nous questionne sur le déroulement de nos journées.

Pas évident de répondre... La chance que nous avons cette année, c'est justement que nous n'avons pas de journée type ! Cela va dépendre de la route que  nous avons à faire (O km, ou 2 heures de route, ou 6 heures de route ?), de la météo, des visites prévues, des randonnées prévues...

 

Bon essayons quand même :

 

Journée "beaucoup de route" :

Levé des parents à 6 heures, route jusqu'à 8 heures, levé des enfants, petit déjeuner, école (jusqu'à 11 heures), route (jusqu'à 13 heures), repas si possible dans un coin sympa, route (de 15 à 18 heures), bivouac.

 

Journée beaucoup de visites ou grande randonnée :

Levé à 7 ou 8 heures de tout le monde, petit déjeuner, visites ou randonnée avec pique-nique, retour au camion vers 16 ou 17 heures, bivouac.

 

Journée "entre les 2" :

Levé à 7 ou 8 heures de tout le monde, petit déjeuner, école (jusqu'à 11 heures), visites/rando jusqu'à 16 heures, route jusqu'à 18 heures, bivouac.

Vie quotidienne

Bivouac : en général, nos soirées sont bien réglées : on essaie de trouver un bivouac au plus tard vers 18 heures, toujours avant la nuit, ce qui nous permet de :

*nous assurer que le bivouac est tranquille, "sécurisé", si possible joli. (Nous avons sur notre tablette une application "hors-ligne", qui regroupe des expériences, positives et négatives, d'autres voyageurs véhiculés qui sont passés avant nous sur le continent. On a donc une carte de chaque pays où apparaissent des bivouacs, des sites à visiter, des contacts de guides, des adresses de mécanos, des bons restos, des postes de police "corrompus"... A notre tour, nous rajoutons parfois certains lieux "coups de cœurs" pour les futurs voyageurs. Un site communautaire, donc, qui nous fait gagner beaucoup de temps ! Merci Internet !)

*jouer : sur les places de village de préférence pour les enfants, ou jeux de société...

*cuisiner

*nous doucher (nous avons un peu plus de 200 litres d'eau en réservoir, pour les WC, les douches, la vaisselle. Cela nous laisse environ 5 jours d'autonomie, ce qui veut dire des douches rapides, et pas quotidiennes !)

 

L'eau, justement, se trouve très facilement en Amérique du Sud. 9 fois sur 10, on fait le plein dans les stations services. Elle est gratuite et on ne nous la refuse quasiment jamais.

 

Le gaz. C'est souvent un problème pour les voyageurs, car acheter des bouteilles locales coûtent vraiment très cher. Beaucoup gardent donc leurs bouteilles françaises et vont dans des usines pour les faire remplir. Un voyageur nous a donné 2 bouteilles argentines avant notre départ. (généreux cadeau). Cela nous a permis de faire des échanges exactement comme en France en Argentine, puis nos 2 bouteilles pleines nous ont suffi pour tenir 1 mois au Chili et 2 mois en Bolivie, où les bouteilles sont différentes. Les bouteilles péruviennes sont exactement les mêmes qu'en Argentine. On peut donc à nouveau les échanger un peu partout pour un prix très bas. Ce sera donc facile pour nous au Pérou puis en Equateur, où on vivra sur nos réserves... Et en Colombie ? On verra bien !

 

Les eaux sales : contrairement à l'Europe, rien n'est aménagé pour les camping cars. Beaucoup d'endroits n'ont pas d'égout non plus. Nous avons donc opté pour aucun produit chimique dans les WC, mise du papier toilette à la poubelle. Cela nous permet de vidanger nos eaux noires (WC) et nos eaux grises (vaisselle-douche) en pleine nature, loin des points d'eau et des habitations : pas de trace laissée (ou très éphémère), pollution minime (savon, liquide vaisselle). Ce n'est pas parfait, mais on n'a pas trouvé mieux...

 

Internet : à part dans les campagnes, où le réseau est souvent très mauvais (un peu comme à Maizilly :), on trouve assez facilement des wifi gratuits. Sinon, il y a encore de nombreux cyber cafés un peu partout.

 

En espérant que cela répond à certaines questions qui nous ont été posées... On rajoute ci-dessous une vidéo, toujours avec le mot de passe "blog", sur un repas péruvien pris dans Locoloco !

 

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Depuis le temps qu’on nous en parlait…

 

On nous avait dit, à cause de la saison des pluies, qu’aller en janvier en Bolivie c’était de la folie… On n’avait pas eu une goutte d’eau…

 

Partir en février au Pérou, c’était mal joué, toujours à cause de la saison des pluies… Et  bien ça y est, après 20 jours passés ici au sec (ou presque), la fameuse saison nous a rattrapés dans la vallée sacrée !

 

La saison des pluies, ce sont des averses assez fortes pendant quelques heures, puis un grand soleil. Ce n’est donc pas si grave, il suffit d’attendre ! Le vrai problème, c’est que ces pluies provoquent des éboulements sur les routes… On se retrouve alors coincé quelques heures, le temps que tout s’arrange.

 

Tourisme de masse…

 

On le savait avant de venir. La région de Cusco et la vallée sacrée (Machu Pichu…) sont hyper touristiques. Les touristes y viennent et y passent très rapidement. On concentre alors ici toutes les déviances du tourisme de masse : prix exorbitants, qualité d’hébergement très moyenne, nourriture déplorable dans la majorité des restaurants, commerçants peu aimables, taxe de 10% rajoutée sur chaque commande de bar/restaurant sans aucune explication… On a vu aussi la quantité de déchets produite quotidiennement dans le petit village d’Aguas Calientes par les touristes (nous y compris), et on a des sérieux doutes sur le traitement de ceux-là…

 

 

 

Pour venir à Aguas Calientes, village au pied du Machu Pichu, il n’y a pas de route. Soit on marche, soit on prend le train : plus de 30 euros l’aller simple pour 10 kilomètres. Il existe le train des péruviens, beaucoup moins cher, qui éviterait des heures de routes pour venir ici… Mais ce train est interdit aux « non-péruviens »… Incroyable ! (ça fait apartheid, non ?) Donc, il faut prendre le « train des gringos », plus de 100 euros pour une heure de train…

 

 

 

Le bus qui donne l’accès au site (en 30 minutes), c’est 12 euros par personne l’aller simple (alors que 6 heures de bus pour rentrer à Cusco, c’est 10 euros).

 

 

 

L’entrée du Machu Pichu coûte chère et est en constante augmentation, la dernière date de janvier 2017 (45 euros par personne pour la version la plus économique, une fortune ici) et à ce prix-là, on n’a ni plan, ni explication, il faut payer un guide en plus.

 

Bon, vous avez compris : nous, on a beaucoup marché !

 

Commentaires : 2
  • #2

    joannin martine (mardi, 28 février 2017 09:09)

    vous êtes aussi beaux sous vos capes de pluie qu'en polo d'été. On dirait des vers luisants.
    En plus, çà à l'air de bouillonner sec derrière vous
    bises
    martine

  • #1

    Chris and co. (mardi, 28 février 2017 07:57)

    Bon, heureusement que ça ne se passe pas comme ça partout... Vive la rando!
    bises

Dans la vallée sacrée

(A Ollantaytambo) "En entrant dans une cour intérieure, par une porte trapézoïdale sous un énorme linteau, nous visitons la maison des gens qui leur sert de boutique. Superbes décorations à l'intérieur pour leur porter chance : fers à cheval (classique), aile de condor (moins classique), bébés lamas séchés, crânes humains (probablement piqués à des momies)... Au plancher, les cuys courent de partout. Au plafond, le poisson et la viande sèchent. Le tout dans une odeur forte de fumée, car il y a aussi la cuisine, au feu de bois, sans cheminée. Les pierres sont toutes noires" (27/02)

 

"Sur la route de Pisac, nous sommes bien décidés, surtout Titouan et moi, à goûter au "cuy à la broche" : grosse déception ! Ce n'est pas très bon, et il y a très peu à manger" (01/03)

 

(Au refuge des animaux, proche de Pisac) "Ils récupèrent ici des animaux saisis par la police : blessés par des  braconniers (vigognes), empoisonnés par des paysans ou piégés par les fils électriques (condors), emprisonnés illégalement (singes ou perroquets), et encore pire, griffes arrachées et exposés dans des boîtes de nuits péruviennes (pumas)" (02/03)

 

(Alors que nous pensons dormir sur le parking d'un site inca,  un gardien de nuit nous conseille plutôt d'aller à quelques centaines de mètres dans son village, pour plus de sécurité) "Nous voilà donc repartis et arrivés de nuit dans ce petit village, sous le regard méfiant, derrière leurs fenêtres, des habitants. Très vite, je vais à leur rencontre pour rassurer tout le monde :

-Nous sommes une famille, nous voulons juste dormir ici cette nuit, et partir demain matin.

-Il faut demander au président de la communauté.

-Nous avons vu le senor Daniel qui nous a dit de venir ici.

-Ah bon, alors c'est bien.

-Nous partons tôt demain matin.

-Alors c'est très bien.

Les péruviens sont sympas, mais il y a quand même quelques règles à respecter... "(02/03)

 

(A Cusco) "C'est le genre de ville où on se dit que l'on pourrait facilement y vivre : climat plutôt clément toute l'année, joli centre animé, peu de délinquance, coût de la vie peu élevé, facilités pour discuter avec les gens en espagnol..." (04/03)

(Toujours à Cusco, à la fin du carnaval) "Le centre ville se transforme en bataille d'eau géante (seaux et bombes à eau), et mousse en spray. On y avait échappé jusque là, mais comme Lily a absolument voulu acheter une petite bombe, nous devenons des cibles privilégiées. Lily, Maïa et Titouan se font copieusement aspergés par d'autres enfants." (05/03)

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Ayacucho, Quinua

 

« On est étonné de voir des attroupements dans la rue. Il s’agit des piétons qui s’arrêtent devant les boutiques où les commerçants ont mis une télé : c’est le match Barcelone-PSG de Champion’s League. On assistera donc à la qualification du Barça de magasins en magasins, de télé en télé. » (08/03)

 

 

 

« On fait des crêpes sur le marché de Quinua au profit de l’association d’Arnaud. L’animation du marché est un vrai spectacle : les vendeurs venus des campagnes environnantes, les dames des comedors, les chauffeurs de taxis qui attendent leur tour pour faire les liaisons avec la ville d’Ayacucho, le futur maire en campagne qui passe serrer des mains, le fils de l’épicier qui change les affiches devant la « tienda », 4 buveurs de bières qui resteront ici de 7 à 12 heures en enfilant les bouteilles… Le tout avec de la musique péruvienne en fond sonore, bien sûr » (12/03)

 

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Dernières lignes sur le Pérou...

 

A Paracas

 

« Nous observons quelques pingouins, dont un, qui semble un peu maladroit pour se jeter à l’eau » (20/03)

 

« Un groupe de dauphins vient de nous couper la route ! » (20/03)

 

« Réveil superbe ! Des flamants roses, piqueros, mouettes, sternes et un pélican sont là, juste devant le camion » (23/03)

 

 

 

A Lima

 

« L’arrivée est un peu difficile malgré les 3 voies. Le pire, ce sont les nombreux bus qui s’arrêtent sur la voie de droite, car les arrêts qui leur sont réservés sont saturés. Ceux de derrière n’ont qu’à piler, freiner, éviter… » (24/03)

 

« Matinée chez nos amis canadiens (cet accent est vraiment génial !). Leurs enfants parlent déjà 3 langues : mère francophone, père anglophone, nounou péruvienne » (25/03)

 

 

 

Retour dans la Sierra

 

« Nous ferons une après-midi tranquille, surtout que nous sommes déjà à 4130 m d’altitude, partis de 0 ce matin » (28/03)

 

« Le Puya Raimondi est un arbre que l’on dirait sorti tout droit d’un décor du Jurassique. Il ne va fleurir qu’une seule fois dans sa vie, après 40 à 100 ans, puis va mourir » (29/03)

 

« Ces temps-ci, on réfléchit beaucoup avant chaque arrêt : est-ce inondable ? Est-ce « éboulable » ? Risque-t-on de prendre une pierre sur la tête ? » (30/03)

 

« De plus en plus, les gens nous demandent où on habite au Pérou, ou nous demande si l’on travaille ici. On a donc changé de catégorie aux yeux des gens : du touriste au voyageur, du voyageur au résident… » (31/03)

 

« Hier on était dans le Sahara africain. Aujourd’hui nous sommes au bord d’un fjord norvégien, sous un sommet népalais… » (01/04)

 

Anecdotes pour mieux comprendre le Pérou…

 

« Nous devons faire recharger nos bouteilles de gaz. On s’arrête donc dans une entreprise pour cela, mais il n’y a plus d’électricité à cause des fortes pluies. Ils me disent que quelqu’un est parti chercher de l’essence pour leur groupe électrogène, qu’il revient dans 30 minutes, 1 heure au plus tard. Au bout d’1 heure 45, l’essence arrive. Là, ils me disent que le groupe fonctionne mal, donc ils vont transvider du gaz de leurs bouteilles pleines à mes bouteilles vides, sans électricité. C’est fini en 15 minutes… Mais pourquoi n’a –t-on pas fait ça tout de suite ? Bien sûr, tout se passe avec le sourire et avec des rires, mais franchement, il faut être patient… surtout qu’en partant, on s’aperçoit qu’il y a une station essence à 300 mètres d’ici ! » (31/03)

 

« Je discute avec une vendeuse de choses et d’autres, assez habituelles : notre voyage, le Pérou, les fortes pluies… Elle est très bavarde, voire volubile. Je la complimente sur son chapeau, en lui expliquant que nous aimons voir qu’au Pérou, chaque femme dans chaque région a un chapeau différent, ce qui est très intéressant pour nous. Elle se ferme complètement, fin de la conversation. A priori, j’ai fait un impair culturel… ? » (31/03)

 

« Courses au marché de Yungay : 30,50 soles (soit un peu moins de 10 euros) : réparation d’une chaussure (1 S), rapiéçage de mon jean (2S), 2 jus de fruits frais (3,5 S), une livre de carottes et un sachet de légumes tout trié/coupé (3S), 2 kg de pommes de terre (3S), 1 melon de 2kg (2S), 1kg de granadillas, 10 mandarines et une mangue (5S), 12 œufs (4S), 6 grosses bananes et 10 petites (4S), 1kg de tomates (2S) » (01/04)

 

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  • #1

    martine. J (vendredi, 07 avril 2017 07:49)

    vous nous faites envie avec tous ces bonnes choses sur le marché.
    Régalez-vous bien.
    Ici, où l'on ne manque pas de grand chose, et où le printemps est magnifique, on attend les fruits et légumes bien colorés.
    Bisous
    martine